Il existait un chemin menant à une petite place, où se trouvait une église de village. Te souviens-tu de ce village ? LA VIEILLE : Non, mon chéri, je ne m'en souviens plus. LE VIEUX : Comment pouvait-on y accéder ? Quelle était la route ? Je crois que cet endroit s'appelait Paris... LA VIEILLE : Paris n'a jamais été réel, mon petit. LE VIEUX : Pourtant, cette ville a bel et bien existé puisqu'elle a fini par s'écrouler.
Pour prolonger
Des œuvres d'autres domaines reliées à celle-ci
Un homme qui dortFilm, 1974Même théâtre de l’absurde : solitude, vide existentiel et humour noir face à une réalité qui se défait.
Le Voyageur sans bagage (suivi de) Le Bal des voleursLivre, 1972Pièce sur l’identité et la mémoire vacillante, avec un ton à la fois grave et comique proche d’Ionesco.
Femmes, femmesFilm, 1974Deux actrices vieillissantes, enfermées dans un appartement, font résonner la même mélancolie tragi-comique.
Mange ta soupeFilm, 1997La maison envahie de livres et la relation mère-fils prolongent la solitude et la nostalgie du texte.
Vestiaire de l'enfanceLivre, 1991Même travail de mémoire et d’errance intérieure, dans une écriture de souvenirs fragiles et de disparition.
Du même auteur
Dis-nous ce que tu as aimé, on te recommande la suite.S'inscrire gratuitement