Paris, 1974. Un étudiant refuse de continuer ses études et choisit de "vivre au point mort". "Un Homme qui dort" est le journal strict et précis de cette contestation radicale et existentielle de la société, à la limite de la schizophrénie. C'est un projet de cinéma un peu fou : sans vedette, deux réalisateurs quasi inconnus, en noir et blanc, entièrement en voix-off, et un pari de mise en scène reposant sur la rigueur et l'esthétique. Le résultat est fascinant.
Pour prolonger
Des œuvres d'autres domaines reliées à celle-ci

Le Navire nightFilm, 1979Voix off, errance nocturne et désœuvrement prolongent la solitude radicale de Perec dans Paris.
Les Hautes solitudesFilm, 1974Même exploration de la solitude et de l'identité, dans un film français presque muet et introspectif.
Quatre Nuits d'un rêveurFilm, 1971La nuit, la promenade et la rencontre avec une figure marginale font écho à l'isolement du film.
Dans le scriptoriumLivre, 2008Un homme perdu dans un huis clos interroge son identité, comme le narrateur de Perec face à lui-même.
Citizen SleeperJeu_vidéo, 2022Un solitaire en marge d'une société hostile, avec une forte dimension d'errance et de survie.
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