Je me rappelle avoir éprouvé des palpitations, un plaisir intense en admirant un mur de l'Acropole, un mur nu (celui qui se trouve à gauche en montant vers les Propylées). Je me demande si un livre, quel que soit son contenu, peut susciter une expérience similaire. Dans la minutie de ses compositions, la rareté de ses éléments, le lustrage de sa surface et l'harmonie de l'ensemble, n'y a-t-il pas une essence intrinsèque, une sorte de force divine, quelque chose d'immuable comme un principe ? Ce principe, mentionné par Flaubert à son amie George Sand, se trouve dans les Trois contes qu'il publie en 1877, trois ans avant sa mort, et qui constituent son testament littéraire, révélant sa vision finale de l'écriture. Ces récits, éclatants et clairs, mais aussi mystérieux, nous transportent d'un monde occidental moderne à l'Orient des débuts de notre ère : entre mots et images, ils évoquent le quotidien et le sacré, ainsi que notre inéluctable quête d'éternité.
Pour prolonger
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Le Horla et autres contes fantastiquesLivre, 2014Maupassant prolonge Flaubert par le conte bref, le fantastique et une écriture classique de la surface trompeuse.
Boule de Suif - La Maison TellierLivre, 2014Même France du XIXe siècle et même regard réaliste sur les mœurs, avec une attention aiguë aux rapports sociaux.
Le temps retrouvéFilm, 1999Le film explore la mémoire, la fiction et l'écriture, comme Flaubert interroge la forme et le pouvoir des récits.

Gemma BoveryFilm, 2014Adaptation de Madame Bovary, il prolonge directement l'univers flaubertien et la Normandie comme décor mental.
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