Affiche de Trois contes Livre | 2003 | Gustave Flaubert

Trois contes

Je me rappelle avoir éprouvé des palpitations, un plaisir intense en admirant un mur de l'Acropole, un mur nu (celui qui se trouve à gauche en montant vers les Propylées). Je me demande si un livre, quel que soit son contenu, peut susciter une expérience similaire. Dans la minutie de ses compositions, la rareté de ses éléments, le lustrage de sa surface et l'harmonie de l'ensemble, n'y a-t-il pas une essence intrinsèque, une sorte de force divine, quelque chose d'immuable comme un principe ? Ce principe, mentionné par Flaubert à son amie George Sand, se trouve dans les Trois contes qu'il publie en 1877, trois ans avant sa mort, et qui constituent son testament littéraire, révélant sa vision finale de l'écriture. Ces récits, éclatants et clairs, mais aussi mystérieux, nous transportent d'un monde occidental moderne à l'Orient des débuts de notre ère : entre mots et images, ils évoquent le quotidien et le sacré, ainsi que notre inéluctable quête d'éternité.