L'hiver à la campagne, le thé à sept heures du matin, les soirées sans fin, le dégoût des autres et surtout de soi-même... L'ennui est là, comme une sorte de boue lugubre dans laquelle nous nous enlisons, comme des sables en mouvement qui les avaleront tous, Vania, Sonia, Astrov... Au dernier éclatement, ils sortent de leur tête, essaient de détester, d'aimer, de tuer, de se tuer... Ils n'ont plus la force ou l'envie. Rien que de penser à tout ce qu'ils auraient pu faire... Oui, mais quoi ? Ailleurs, sans doute, il y a une autre vie... En Afrique, il fait chaud... Chekhov, un peintre brillant et un docteur impuissant du terrible mal de ne pas vivre.
Pour prolonger
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Oncle VaniaFilm, 1971Même pièce de Tchekhov, même campagne russe, même ennui familial qui ronge les personnages.
Quelques jours de la vie d'OblomovFilm, 1979Oblomov prolonge le mal de ne pas vivre: paresse, rêverie et immobilité d’un héros russe empêché.
Le ManteauLivre, 2001Le Manteau partage la Russie du XIXe siècle et la satire douce-amère des vies minuscules broyées par l’ennui.
La Mort d'Ivan IlitchLivre, 2005La Mort d’Ivan Ilitch retrouve la solitude, la lucidité finale et le malaise existentiel chers à Tchekhov.
Everybody's Gone to the RaptureJeu_vidéo, 2015La campagne vide et le silence de village font écho à l’atmosphère d’attente et de désolation d’Oncle Vania.
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