Festival de Cannes, 1975, Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar-Hamina reçoit la Palme d'or. C'est une première pour un film africain. Minutieuse chronique de l'évolution du mouvement national algérien de 1939 jusqu'au déclenchement de la révolution le 1er novembre 1954, le film démontre sans appel que la « guerre d'Algérie » n'est pas un accident de l'histoire, mais un lent processus de révoltes et de souffrances, ininterrompu, du début de la colonisation en 1830, jusqu'à cette « Toussaint rouge » du 1er novembre 54. Composé de six chapitres, le film brosse l'impitoyable tableau de l'histoire politique et guerrière de l'Algérie coloniale. En son centre, Ahmed s'éveille peu à peu à la conscience politique contre la colonisation, sous le regard de son fils, symbole de l'Algérie nouvelle, et celui de Miloud, harangueur mi-fou, mi-prophète, incarnation de la mémoire populaire de la révolte, de la libération de l'Algérie et de son peuple.
Pour prolonger
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La Bataille d'AlgerFilm, 1966Même cœur historique: la guerre d'Algérie vue au plus près de l'insurrection et de la répression coloniale.
La QuestionFilm, 1976Même Alger de 1957, avec la torture, la clandestinité et le lien direct entre presse et FLN.
De nos frères blessésLivre, 2016Même combat anticolonial, centré sur un militant exécuté pour un geste symbolique contre la domination française.
Colonisation & Résistance : Algérie (1830-1871)Livre, 2020Pour remonter aux origines de la colonisation et comprendre le long processus de résistance algérienne.
Avoir 20 ans dans les AurèsFilm, 1972Même guerre d'Algérie, vue cette fois depuis des appelés français confrontés à l'insoumission et au conflit.
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