Dans un paysage dévasté, Karrer vit depuis des années coupé du monde, passant son temps à contempler des bennes qui disparaissent dans le lointain et à errer sous une pluie incessante. Ses seuls liens sociaux sont un bar « Le Titanic », où il échoue chaque soir, et son patron, Willarsky.
Pour prolonger
Des œuvres d'autres domaines reliées à celle-ci

Brussels by nightFilm, 1983Errance nocturne, désarroi et rencontres dans une ville en ruine morale, comme chez Tarr.
Le Désert des TartaresLivre, 1995Même attente sans fin dans un lieu isolé, avec solitude, temps suspendu et horizon de désespoir.

Sans toit ni loiFilm, 1985Portrait d’une marginale errante, filmé comme une dérive sociale et existentielle dans la solitude.
Le passager de la pluieLivre, 1994La pluie, le roman noir et la menace criminelle prolongent l’atmosphère sombre et mélancolique.
Les naufragésLivre, 2003Même regard sur les exclus, la survie au bord du monde social et la détresse des laissés-pour-compte.
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