Le 3 juin 1835, Pierre Rivière, un jeune paysan normand de vingt ans, égorge à coups de serpe sa mère, sa sœur Victoire et son jeune frère Jules. Il prend la fuite et erre plusieurs semaines dans les bois avant de se faire arrêter. A peine emprisonné, le meurtrier, que la plupart des témoins décriront comme un garçon au comportement étrange, voire sous les traits d'un idiot, entreprend la rédaction d'un épais mémoire, texte d'une stupéfiante beauté, véritable autobiographie dans laquelle il expose les raisons qui l'on conduit à son geste : délivrer son père des " peines et afflictions " que lui faisait subir son épouse depuis le premier jour de leur mariage... Criminel monstrueux ou " pauvre " fou ? Le débat opposera longtemps magistrats et psychiatres.
Pour prolonger
Des œuvres d'autres domaines reliées à celle-ci
Le Noeud de vipèresLivre, 1973Même plongée dans une confession meurtrière et la violence familiale, avec un narrateur qui se juge lui-même.
Thérèse DesqueyrouxLivre, 1989Même crime intrafamilial et même question d'une femme jugée folle ou coupable, dans un roman psychologique.
Le Pull-over rougeFilm, 1979Même fait divers criminel français et même débat sur la justice, l'enquête et la vérité d'un accusé.
Le berceau videLivre, 2026Même ressort de fait divers autour d'un père accusé d'un crime familial, traité comme une enquête sur la vérité.
Le Rouge et le NoirFilm, 1954Même XIXe siècle judiciaire, avec un procès centré sur un acte violent et le retour sur le passé du coupable.
Que la bête meureFilm, 1969Même obsession de l'enquête après un meurtre et même figure d'un écrivain hanté par un crime familial.
Du même réalisateur
Dis-nous ce que tu as aimé, on te recommande la suite.S'inscrire gratuitement