A Dakar, Ibrahim Dieng, un bon musulman sénégalais, vit avec ses deux femmes et leurs sept enfants tranquillement sans travail. Alors qu'il est chez le coiffeur, ses femmes reçoivent un mandat d'Abdou, un neveu parti en France. Tout le quartier est au courant de l'aubaine. C'est le désordre total. Ses femmes achètent des provisions à crédit, certains essaient de lui extorquer l'argent, d'autres profitent de son ignorance pour le voler et l'endetter. Ce morceau de papier, au lieu d'apporter richesse et reconnaissance, devient le symbole de la honte et de la déchéance : une peinture drôle et sans concession de la société au temps de l'Indépendance.
Pour prolonger
Des œuvres d'autres domaines reliées à celle-ci
Les bouts de bois de DieuLivre, 2002Même regard sur le Sénégal postcolonial, la solidarité populaire et les rapports d'argent et de domination.
MaïmounaLivre, 2000Dakar y redevient un piège social, avec une héroïne naïve confrontée aux illusions de la ville et à l'argent.
HyènesFilm, 1992Une autre satire sénégalaise où l'arrivée de l'argent bouleverse une communauté et révèle les rapports de force.

La Noire de...Film, 1966Sembène prolonge ici sa critique des rapports de classe et de l'humiliation, cette fois dans le cadre de l'exil.
Ségou, tome 2 : La Terre en miettesLivre, 1998Même fresque historique africaine sur les bouleversements du colonialisme et ses effets sur les sociétés.
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