Chacun était au courant. Chacun avait des soupçons. Nombreux étaient ceux qui imaginaient ce que je vivais derrière les murs de ma maison. Les violences physiques, les brutalités devenues normales, les humiliations récurrentes… Tous ces éléments constants de cette existence qui n’en est pas véritablement une. Un jour, pour éviter qu’il ne me tue, j’ai décidé de le faire. Depuis cette nuit du 13 mars 2016, le sommeil m’a définitivement échappé. Je pense à ce qui m’attend au tribunal.
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