Lors d'une allocution, j'avais déclaré : “Lorsque l'on évoque les défunts, ceux-ci nous entendent.” Je n'évoque jamais mes émotions intimes, mais la situation des enfants de déportés est, en effet, particulière. Je suis convaincu qu'il est essentiel de garder la mémoire vivante, mais je ne pense pas que l'on doive exister uniquement pour se souvenir des disparus. Rendre hommage aux morts, les commémorer et vivre, voilà ce que je considère comme le véritable respect à leur accorder.
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