Je lève mon verre à mon foyer détruit, À ma vie sans clémence, Je bois à la solitude partagée, Et je trinque à ta santé, Aux mensonges des baisers trompeurs, À la froideur des regards éteints, Au constat que le monde est impitoyable, Et que le salut ne provient pas de Dieu. Déjà reconnue avant 1917, Anna Akhmatova (1889-1966) a décidé de ne pas quitter son pays.
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