Une chercheuse, redoutant la folie, se lance dans une investigation pour percer le mystère entourant la maladie de son arrière-grand-mère, Élisabeth, surnommée Betsy, qui avait été diagnostiquée schizophrène dans les années 1950. La narratrice ne possède que quelques anecdotes familiales à propos de cette femme décédée avant sa naissance, des récits souvent contradictoires. On évoque une vieille dame élégante qui aimait se baigner, portant un bonnet de bain en caoutchouc et réalisant des sauts de grenouille dans la piscine de leur maison de vacances. Il y a aussi cette grand-mère avec une dépression visible sur son visage, qui accusait son petit-fils de l'observer nue à travers les murs. Une maison qui s’embrase, des grossesses non désirées... Voilà tout ce qui reste. Les enfants d’Élisabeth n’évoquent jamais leur mère entre eux, et ils évitent d’en parler à leurs propres enfants, qui à leur tour ne transmettent rien à leurs petits-enfants. "C’était un nom qu’on n'osait pas prononcer. Maman, c’était un sujet tabou. Prends-en bonne note. Maman, c’était un sujet tabou." "Mon vrai nom est Élisabeth" est un premier ouvrage touchant, à la croisée des genres : enquête familiale, récit autobiographique, road-trip et essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les interviews, se dévoilent diverses histoires, explorant le poids de l’héritage, les violences faites aux femmes, la psychiatrie du XXe siècle, ainsi qu’une famille bourgeoise et nombreuse, pleine de secrets.
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